Le Cybermois 2026, les enjeux de la cybersécurité pour les entreprises

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Chaque année au mois d’octobre, le Cybermois remet la cybersécurité au centre des préoccupations. Mais en 2026, les chiffres montrent surtout une réalité devenue difficile à ignorer : les cyberattaques et les violations de données concernent désormais toutes les catégories d’organisations.

Entreprises, collectivités, établissements de santé, commerces ou acteurs du numérique, aucun secteur n’est réellement épargné.

1. Une menace numérique devenue quotidienne

À l’occasion du Cybermois 2026, Cybermalveillance.gouv.fr a publié son troisième baromètre sur la perception de la menace numérique en France.

45 % des Français interrogés déclarent avoir déjà été informés d’une violation de leurs données personnelles, contre 30 % en 2025. En seulement un an, ce chiffre a donc progressé de 15 points.

L’hameçonnage reste également omniprésent. 53 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà été confrontées à un mail ou un SMS frauduleux.

Ces chiffres ne sont plus seulement théoriques. Derrière eux se trouvent des entreprises, des administrations et des millions de personnes dont les informations peuvent être compromises.

2. Même les grandes entreprises sont touchées

L’année 2024 avait déjà marqué une accélération importante des violations de données en France.

Parmi les organisations touchées figuraient notamment Free, France Travail, Cultura, Boulanger, Auchan, les opérateurs de tiers payant Viamedis et Almerys ou encore la plateforme Molotov.

Le cas Free

En octobre 2024, Free a subi une intrusion dans son système d’information. L’attaque a permis l’accès à des données personnelles concernant environ 24 millions de contrats d’abonnés. Certaines données bancaires, dont des IBAN, étaient également concernées.

En janvier 2026, la CNIL a prononcé 42 millions d’euros d’amendes cumulées à l’encontre de Free Mobile et Free, notamment en raison de mesures de sécurité jugées insuffisantes au moment de l’incident.

Le cas France Travail

France Travail a également été victime d’une attaque informatique en 2024.

Les attaquants ont pu accéder aux données de personnes inscrites ou ayant été inscrites au cours des vingt années précédentes. Lors de l’annonce initiale, jusqu’à 43 millions de personnes étaient susceptibles d’être concernées.

3. Aucun secteur n’est réellement épargné

Télécommunications, grande distribution, emploi, santé, transport, assurance ou commerce en ligne : les dernières années ont démontré que la cybercriminalité ne se limite plus à quelques secteurs particulièrement sensibles.

En 2024, 5 629 violations de données personnelles ont été notifiées à la CNIL, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2023.

Le nombre d’incidents concernant plus d’un million de personnes a également doublé en une seule année.

Cette tendance s’est poursuivie en 2025. Cybermalveillance.gouv.fr indique avoir accompagné plus de 500 000 victimes au cours de l’année, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024.

4. Les TPE et PME sont elles aussi directement concernées

Les grandes cyberattaques bénéficient naturellement d’une forte couverture médiatique. Pourtant, elles ne représentent qu’une partie de la réalité.

Selon l’ANSSI, les TPE, PME et ETI restent la catégorie d’organisations la plus touchée par les compromissions par rançongiciel observées en France en 2025.

Pour une petite entreprise, les conséquences peuvent être particulièrement importantes.

Une messagerie professionnelle compromise peut permettre à un attaquant d’usurper l’identité d’un collaborateur. Un compte administrateur piraté peut ouvrir l’accès à d’autres ressources de l’entreprise. Une fuite de données peut exposer des informations concernant les salariés ou les clients. Un rançongiciel peut, quant à lui, rendre indisponibles des fichiers indispensables à l’activité.

5. Le Cybermois, un moment pour prendre conscience du risque

Le Cybermois n’a pas vocation à instaurer un climat d’inquiétude.

Il permet au contraire de rappeler que la compréhension du risque constitue une première étape essentielle pour mieux l’anticiper.

Une cyberattaque ne commence pas toujours par une technique informatique extrêmement complexe. Elle peut partir d’un mot de passe compromis, d’un mail frauduleux, d’un compte insuffisamment protégé ou d’une vulnérabilité qui n’a pas été corrigée.

Et aucune organisation ne peut considérer qu’elle est trop petite, trop locale ou trop peu connue pour intéresser les cybercriminels.

6. Anticiper plutôt que subir

Chez Guarde, nous accompagnons les entreprises normandes dans la compréhension et la maîtrise de leurs risques numériques.

Notre objectif est d’aider les organisations à identifier leurs vulnérabilités, à mieux protéger leurs données et à renforcer progressivement leur niveau de sécurité.

Parce qu’en cybersécurité, attendre qu’un incident survienne pour agir est rarement la meilleure stratégie.